Ses peines la détachent de la communauté urbaine illusoire. Les Pensées dérivent de leur conteneur, et l'Esprit est comme en déliquescence des schémas humains rigides. Il suinte dans les travers de ce qu'elle croît être l'injustice. Une faille d'où surgit la lave brûlante des sentiments refoulée à son éruption par les bouts timides d'un sourire forcé, et laissant comme trace de son retour vers les abysses des douleurs non partagées ces rides creusées de l'intérieur.
Sa façade résiste au temps même s'il n'y paraît pas. La serveuse, une martiniquaise d'origine, s'approche d'elle à grands pas saccadés par les brusques redispositions horizontales des clients ou leurs envies calculées de se lever pour aller aux toilettes. La jeune femme est grande, son sourire naturellement imprimé sur son visage est alourdi par les journées interminables du café de la Trinité. Aude a ce regard qui transperce la coquille des gens instantanément, c'est un don de son père a-t-elle l'habitude de dire. La serveuse est génée d'être l'objet d'autant d'égards non justifiés à première vue. Elle sort un petit bonjour à mesure que son mouvement vers elle se ralentit pour mieux tater la situation étrange.
• Je peux vous aider ?
Elle n'arrêta pas de la fixer, comme si la regarder était un pont vers quelque chose qui la ravivrait. À dire vrai elle ne la connaissait pas et venait de la voir là, lui révélant quelque chose qui l'aguérirait. Une sorte de connexion s'était établie, unidirectionnelle et à laquelle la serveuse voulait trouver une objection, même verbale. Les mots ne sortaient pas, et la serveuse prenait peur.
Chaque endroit de la Ville est comme une matérialisation d'un rêve, d'un cauchemar. Un prolongement spatial des grandes aspirations de chacun de ces citadins, précipitées dans la promiscuité des taudis pour les moins chanceux. Le couloir entre la réussite sociale et la déchéance dans les villes est aussi étroit et illusoire que ................ . Le café sert à s'en rendre compte.
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Sa façade résiste au temps même s'il n'y paraît pas. La serveuse, une martiniquaise d'origine, s'approche d'elle à grands pas saccadés par les brusques redispositions horizontales des clients ou leurs envies calculées de se lever pour aller aux toilettes. La jeune femme est grande, son sourire naturellement imprimé sur son visage est alourdi par les journées interminables du café de la Trinité. Aude a ce regard qui transperce la coquille des gens instantanément, c'est un don de son père a-t-elle l'habitude de dire. La serveuse est génée d'être l'objet d'autant d'égards non justifiés à première vue. Elle sort un petit bonjour à mesure que son mouvement vers elle se ralentit pour mieux tater la situation étrange.
• Je peux vous aider ?
Elle n'arrêta pas de la fixer, comme si la regarder était un pont vers quelque chose qui la ravivrait. À dire vrai elle ne la connaissait pas et venait de la voir là, lui révélant quelque chose qui l'aguérirait. Une sorte de connexion s'était établie, unidirectionnelle et à laquelle la serveuse voulait trouver une objection, même verbale. Les mots ne sortaient pas, et la serveuse prenait peur.
Chaque endroit de la Ville est comme une matérialisation d'un rêve, d'un cauchemar. Un prolongement spatial des grandes aspirations de chacun de ces citadins, précipitées dans la promiscuité des taudis pour les moins chanceux. Le couloir entre la réussite sociale et la déchéance dans les villes est aussi étroit et illusoire que ................ . Le café sert à s'en rendre compte.
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